Numéro 516 - mai 2012dossier

Optimisation

Le service de compensation et de suppléance

« Le personnel qu’il faut, là où il faut, quand il le faut », tel pourrait être l’aphorisme caractérisant le service de compensation et de suppléance (SCS) qui vise à réduire temporairement un écart entre l’effectif présent et l’effectif requis par la charge de travail, de manière anticipée si possible, à un instant donné ou à une période donnée, de jour comme de nuit, par discipline, centre de responsabilité ou pôle, ou encore globalement. C’est cette dernière approche qui a été retenue à l’hôpital d’instruction des armées Legouest de Metz, de taille modeste et de structure semi-pavillonnaire.

Dans les établissements de santé, la répartition des ressources humaines para et périmédicales ainsi que l’optimisation de leur performance dans la production de soins, constituent une des préoccupations majeures et constantes des équipes de directions, et notamment du coordonnateur général des soins. Le contexte économique actuel, contraint, se conjugue de plus à l’accroissement des exigences de qualité, de sécurité et de communication auprès des patients. Pour les hôpitaux, l’obligation de résultats, sous contraintes de moyens, est devenue bien réelle et ces impératifs sont indissociables de la « capacité de continuité d’offre de soins » par les équipes soignantes. Compte tenu des coûts prohibitifs directs mais aussi indirects (période d’adaptation, formation, etc.) du recours au marché externe de l’intérim, il est incontournable, pour assurer au mieux cette continuité, de se pencher sur nos organisations et de les rationaliser. Et ce au prix souvent de réelles remises en question, face à la persistance de cloisonnements internes et des cultures de services parfois exacerbées. À l’heure où, paradoxalement, c’est bien souvent ...

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