Numéro 527 - juillet 2013dossier

Réflexion

Le rôle de l’acheteur renforcé par la crise

Le contexte économique de ces dernières années oblige les dirigeants et managers à actionner tous les leviers à leur disposition pour améliorer une position de rentabilité ou d’équilibre mise à mal. Les achats interviennent pour une part non négligeable dans les dépenses, notamment pour l’activité hospitalière qui peut être estimée entre 20 à 30 % du chiffre d’affaires. Dans le secteur de la santé plus qu’ailleurs, outre la pression financière, s’exercent également l’offre et la demande d’innovation scientifique et médicale. De fait, depuis quelques années, le rôle de l’acheteur en milieu hospitalier a considérablement évolué.

De la gestion des marchés à l’analyse stratégique De gestionnaire de marchés publics axé principalement sur la sécurité juridique des contrats et des procédures, il est désormais demandé à l’acheteur d’optimiser les dépenses. Les compétences requises pour cette nouvelle mission s’avèrent différentes et plus complètes. En interne, il doit se comporter en véritable chef de projet et être présent dès la définition du besoin. Plus il interviendra en amont de la phase achats, plus la potentialité de gain sera importante. A contrario, s’il n’intervient que pour lancer la consultation, les perspectives seront bien moindres. La figure 1 illustre cette problématique. [encadre_shortcode titre='enc_2013_378_01'] En phase de définition de besoin, le rôle de l’acheteur sera de faire émerger le « juste besoin » et d’éliminer les fonctions annexes au besoin et non nécessaires à sa satisfaction première. Il pourra faire intervenir ses connaissances techniques mais celles-ci ne sont pas obligatoires. En effet, le plus souvent, le demandeur, l’utilisateur ou le préconisateur sont les techniciens de leur spécialité devant lesquels il ...

Vous pouvez lire la suite en vous identifiant ou en créant votre profil si vous ne l’avez pas encore fait.