Numéro 590 - novembre 2019dossier

Initiative

Le jardin thérapeutique

« L’anémone et l’ancolie
Ont poussé dans le jardin […] »
Guillaume Apollinaire, extrait de « Clotilde », Alcools, 1913

À l’heure où la question de la préservation de l’environnement s’impose comme une priorité de l’action publique, les hôpitaux ont progressivement intégré la logique du développement durable dans leurs projets d’établissement pour des raisons organisationnelles, environnementales ou financières. Certains hôpitaux vont plus loin et intègrent l’environnement au projet de soins des patients afin d’améliorer la qualité des soins et la prise en charge des patients(1).

L’environnement ne joue pas seulement une fonction esthétique d’agrément ou une fonction écologique au sens de développement durable. L’environnement peut, en effet, être entendu dans son sens originel et philosophique de « nature », à savoir l’ensemble des forces vives végétales et animales. Du point de vue scientifique, la recherche a mis en évidence les bienfaits de la nature sur la santé des patients et leur état de bien-être (OMS, 2016), ainsi que sur les professionnels hospitaliers. Les effets bénéfiques  Les bénéfices avérés de l’exposition des patients à la nature sont triples. Ils sont d’abord psychologiques via la stimulation des cinq sens et de la perception temporo-spatiale des patients. Ensuite, sur la santé physique et mentale des patients, ils peuvent aller de l’incitation à l’activité physique à la réduction du stress, du risque cardiovasculaire et neurologique, en passant par une atténuation de l’exposition à des facteurs de risque tels que la pollution de l’air ou le bruit. Enfin, plus spécifiquement, les jardins thérapeutiques contribuent à l’autonomisation des patients et au renforcement des liens ...

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