Numéro 593 - février 2020dossier

État des lieux

L’activité physique sur prescription

Un régime alimentaire équilibré, une activité physique quotidienne et l’abstention du tabac réduiraient de 80 % la charge des maladies cardio-vasculaires et du diabète sur nos systèmes de santé. Au-delà de ses capacités préventives, les bénéfices thérapeutiques d’une activité physique régulière dans la prise en charge de nombreuses maladies chroniques sont aujourd’hui scientifiquement démontrés(1). En 2011, la Haute Autorité de santé (HAS) a reconnu l’activité physique comme une thérapeutique non médicamenteuse et encouragé sa prescription médicale(2). 

L’on sait aujourd’hui qu’une stimulation répétée du système cardio-vasculaire réduit le stress oxydatif des parois vasculaires, diminue l’athérosclérose, l’épaisseur et la rigidité des parois artérielles, améliore la perfusion cérébrale, myocardique et musculosquelettique. Elle stimule la synthèse de cytokines anti-inflammatoires et antalgiques, de facteurs de croissance osseux musculaires, vasculaires, neuronaux. Elle améliore également la capacité des muscles à oxyder les sucres et lipides circulants et augmente la sensibilité des tissus périphériques à l’insuline. En 2015, sur la base d’une médecine fondée sur les preuves, Pedersen et Saltin ont détaillé 26 maladies chroniques pour lesquelles un programme d’activité physique devrait être prescrit : maladies psychiatriques, neurodégénératives, métaboliques, cardio-vasculaires, pulmonaires, rhumatologiques et la plupart des cancers (du sein et colorectal en particulier)(3). Des études prospectives randomisées multicentriques sont en cours pour d’autres maladies chroniques (insuffisance rénale, addictions). Avec un niveau de preuve élevé, les programmes de réadaptation à ...

Vous pouvez lire la suite en vous identifiant ou en créant votre profil si vous ne l’avez pas encore fait.