Numéro 516 - mai 2012dossier

Formation

La pratique avancée

Une évolution attendue à l’intersection de l’art, la praxis et l’action

Le cadre de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) introduit la notion de pratiques avancées en soins infirmiers. Parallèlement, le passage au système d’enseignement universitaire de la formation infirmière pose la question de la juste définition de la pratique avancée en termes d’opérationnalisation, de reconnaissance et de déploiement dans les institutions de santé en France. Dès lors, il convient de clarifier les niveaux de structuration des rôles en pratique infirmière avancée entre pratique généraliste, pratique consolidée et pratique spécifique.

Un repérage historique parmi les principaux courants de pensée de l’action est nécessaire pour appréhender, au-delà du cadre de la loi HPST, la démarche de compréhension de l’agir soignant et de la pratique avancée.  En France, le mode de prise en soins (1) des usagers des soins connaît une réelle évolution. Plusieurs facteurs concourent à ces mutations :  la diminution démographique de certaines spécialités médicales ;  des disparités régionales en termes d’offre de soins ;  le vieillissement de la population et son corollaire d’augmentation des pathologies chroniques ;  les différentes alternatives à l’hospitalisation ;  la demande sociale légitime de soins efficients et personnalisés avec le souhait d’une meilleure information ;  l’exigence éthique de la bientraitance et du droit des malades… Ces indicateurs plurifactoriels posent dès lors le contexte d’existence de la pratique avancée dans ses trois dimensions :  le contexte situationnel, avec l’émergence des nouveaux périmètres d’intervention des professions paramédicales ;  le contexte réglementaire, avec l’article ...

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