Numéro 486 - mai 2009dossier

Maisons de retraite hospitalières

Intégration ou externalisation ?

Formellement, les centres hospitaliers sont libres de gérer ou non des maisons de retraite rattachées, ce qui explique les processus de création ou d’autonomisation ponctuellement engagés par certains établissements. En empruntant les termes de la stratégie des entreprises, l’alternative qui se présente quant à la gestion de maisons de retraite est la suivante : intégration verticale ou externalisation. L’utilisation de ces notions dans le cadre de la réflexion d’un centre hospitalier sur le statut de sa ou de ses maisons de retraite rattachées invite à un questionnement stratégique systématique. Deux questions s’y distinguent par leur importance : l’activité « maison de retraite » est-elle une fonction stratégique de l’établissement ? Et la façon dont ce dernier exerce le métier médico-social justifie-t-elle un recentrage sur le sanitaire ? À l’issue de ce diagnostic, l’éventuel processus d’autonomisation met en jeu trois attributs essentiels de la maison de retraite au statut rénové : l’autonomie, l’identité médico-sociale et une taille critique recréée.

À l’heure où progresse l’externalisation contractuelle des fonctions support de l’hôpital, logistiques ou médico-techniques, qu’en est-il de l’externalisation de la prise en charge des usagers ? C’est la question posée par les processus d’autonomisation de maisons de retraite à gestion hospitalière (ou « rattachées »), consistant à dissocier juridiquement ces structures de l’hôpital, en les érigeant en personnes morales. J’ai eu l’opportunité en 2007 d’être le témoin d’un tel projet, lors de mon stage d’élève directeur au centre hospitalier de Niort, qui avait arrêté en 2004 le principe de la transformation de sa maison de retraite, sous convention tripartite depuis 2003, en Ehpad municipal autonome. À ce jour, cependant, le choix entre le maintien du statut actuel et l’autonomisation n’a pas encore été définitivement fixé, et la réflexion poursuit son cours, parallèlement à une reconstruction qui devrait s’achever en 2010. J’ai tenté, dans mon mémoire (1) de fin de formation, de resituer cette démarche dans un questionnement stratégique systématique, et d’en analyser les facteurs de réussite. Le présent ...

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