Numéro 529 - octobre 2013expérience

Compétences

Infirmières en pratiques avancées en soins de ville

Les leçons des expériences étrangères

Le risque d’une dégradation de l’accès aux soins, dans les prochaines années, en raison de tensions d’effectifs de médecins explique en grande partie le vif intérêt pour les pratiques infirmières avancées dans différents pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Malgré d’importantes résistances médicales, et sous certaines conditions, il existe de fortes motivations à développer de tels rôles dans le secteur primaire.

Les pays de l’OCDE doivent faire face à une offre limitée de médecins. Dans certains pays, telle la France, les prévisions anticipent une baisse importante de praticiens dans les prochaines années, d’où l’importance de la question du développement des pratiques infirmières avancées (PIA) dans le secteur primaire, nous entendons par là les soins hors structures hospitalières. Si certaines associations de médecins se montrent réticentes pour confier davantage de responsabilités aux infirmières dans ce secteur, les raisons qui incitent les décideurs politiques à vouloir développer de tels rôles sont nombreuses. À partir de ces constats, il est intéressant d’analyser la situation des rôles avancés infirmiers dans les pays les plus expérimentés dans ce domaine. En outre, il est important de s’interroger sur la manière dont les politiques de déploiement des nouvelles PIA sont mises en place. Notre analyse est principalement basée sur la dernière étude de l’OCDE sur les PIA (1) et son actualisation. Les informations présentées ici proviennent donc d’un questionnaire quantitatif et qualitatif envoyé aux experts nationaux des douze pays ...

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