Numéro 500 - novembre 2010interview

Point de vue

Gérard Vincent

Nommé directeur de l’Hôtel-Dieu de Paris à 29 ans, puis directeur des hôpitaux et inspecteur général des affaires sociales, Gérard Vincent est délégué général de la Fédération hospitalière de France depuis 1998. Retour sur l’itinéraire d’un directeur d’hôpital « gâté », par Véronique Laloue, directrice de publication de « Gestions hospitalières ».

Comment êtes-vous devenu directeur des hôpitaux ? Grâce à la FHF qui, en se cantonnant à l’époque dans un rôle d’opposition systématique à tout gouvernement, à toute réforme, ne remplissait pas son rôle ! J’ai eu la chance d’être à cette époque président du Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH), d’être plus passionné par les problèmes de santé publique que par les aspects corporatistes, et c’est ce qui m’a fait connaître. Voilà comment je suis devenu directeur des hôpitaux sur proposition de Claude Evin, ministre des Affaires sociales. Un livre va sortir prochainement sur l’histoire de la profession, écrit par trois anciens élèves de l’ENESP, avec une annexe intitulée « Itinéraire d’un directeur d’hôpital gâté », où je raconte ma carrière(1). C’est vrai, j’ai été gâté. C’est le SNCH qui a lancé ma carrière, en me permettant très jeune de prendre des responsabilités. Sous des apparences sérieuses, j’ai toujours été contestataire et turbulent, et cela ne m’a jamais nui. La présidence du SNCH et la direction de l’Hôtel-Dieu, à 29 ans, ont été déterminantes mais ça aurait pu ne ...

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