Numéro 568 - septembre 2017dossier

analyse

Éthique et management public

Étude de cas au CHU Ibn Sina (Maroc)

L’évolution du secteur public exige de celui-ci une formulation claire de ses valeurs, la transparence de ses actions et la qualité de ses services. Une démarche éthique est ainsi essentielle à la bonne marche de l’État, à sa gouvernance et à la qualité des prestations fournies. L’auteur mesure ici le degré d’amélioration du comportement éthique dans les organismes publics marocains ainsi que les mesures prises en considération pour le favoriser.

Les frontières du management et du pilotage de l’organisation se sont déplacées vers la gouvernance d’entreprise et l’éthique, c’est-à-dire vers la satisfaction des actionnaires (shareholders) et des partenaires internes et externes (stakeholders). L’éthique Le concept d’éthique a vu le jour aux États-Unis dans les années 1950. L’éthique a souvent été définie en comparaison de la morale et de la déontologie. Laurent Cappelletti définit l’éthique d’entreprise au sens large comme « l’ensemble des règles, des indicateurs, des normes qui, dans une organisation, permettent de distinguer le bien du mal, le bon du mauvais (1) ». Pour Even-Granboulan, l’éthique est un ensemble de règles d’action collectives, relatives à une société et à une époque donnée (2). Pour Claude, l’approche éthique considère que l’idéal de ce qu’il est bon de faire procède d’une construction personnelle (3). L’éthique est plus pragmatique que la morale dans la mesure où elle peut représenter une démarche progressive, alors que la morale positionne chacun d’une façon plus absolue dans le champ du bien ou dans celui du mal. Toujours ...

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