Numéro 523 - février 2013(dossier)

De l’éthique (2/2)

Ce second numéro de Gestions hospitalières consacré à l’éthique accorde une place importante aux réflexions autour de la maladie d’Alzheimer, de la prise en charge des patients tout au long de l’évolution de la maladie. Il renvoie aux questionnements d’actualité qui s’entrechoquent sur la citoyenneté des patients, le bon usage des médicaments, des explorations et des diagnostics, sur la protection de données de santé, sur la place d’Internet, la fin de vie, la médicalisation de la société, la place des religions et des spiritualités… Autant de sujets, autant de questions éthiques :

  • contribution à la « réflexion publique des citoyens, sur l’accompagnement des personnes en fin de vie » (mission Sicard), Académie nationale de médecine, 11 décembre 2012 – www.academie-medecine.fr ;
  • autosaisine le 24 janvier 2013 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur le sujet global de la procréation médicalement assistée et pas seulement de la question de son ouverture aux couples de femmes, devançant ainsi l’annonce de sa saisine par le gouvernement dans le cadre du projet de loi sur la famille ;
  • colloque de l’Espace éthique méditerranéen sur l’apport de la spiritualité dans la guérison – www.medethique.com ;
  • avis émis en mai 2012 par le conseil d’éthique et de déontologie de l’Agence des systèmes d’information partagés en santé (Asip Santé) sur les messageries utilisées par les professionnels de santé pour échanger des données médicales et sur les conditions dans lesquelles le consentement des patients doit être recueilli. La Journée européenne de la protection des données, le 28 janvier 2013, a permis de rappeler les règles européennes en la matière et le rôle de la Cnil en France – esante.gouv.fr ;
  • un article remarqué du British Medical Journal pose la question du surdiagnostic, thème majeur du congrès 2011 de la Radiological Society of North America avec celui des risques liés à la surexposition des patients. Prévenir le surdiagnostic : comment cesser de nuire à la santé ? Les preuves que la médecine peut nuire à des personnes en bonne santé du fait de la détection de plus en plus précoce de la maladie, non accompagnée d’une capacité thérapeutique avérée, s’accumulent (“Preventing overdiagnosis: how to stop harming the healthy” – www.bmj.com).

« On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. » C’est par cette citation d’Emmanuel Kant que l’éthicien québécois René Villemure termine son bulletin réflexif du 31 octobre 2012 à propos de la mise en place de codes éthiques dans les entreprises. La fréquentation de son site (www.ethique.net) sera des plus enrichissantes pour tous ceux que la question éthique taraude au quotidien.