Numéro 578 - septembre 2018graph

graph Alpes - 22-24 mars 2018

Communiquer

Communiquer

Après la transparence en 2015, la vérité en 2016, le changement en 2017, l’édition 2018 du Graph Alpes, qui s’est déroulée du 22 au 24 mars, avait pour thématique : « Communiquer ». Un sujet qui, somme toute, englobe les trois précédentes éditions ! Pour Lucien Sfez(1), « jamais dans l’histoire du monde on n’a autant parlé de communication ». Elle envahit en effet tous les champs : organisationnel, politique, médiatique, publicitaire, religieux, psychothérapique, scientifique, informatique… Afin d’appréhender toutes les dimensions d’un phénomène aussi large, plusieurs intervenants de renom ont exploré le sujet sous différents angles – philosophique, artistique, sociologique, marketing –, permettant de mieux comprendre les enjeux en la matière, d’anticiper les évolutions et d’enrichir les pratiques quotidiennes. Et ce dans un contexte où (bien) communiquer devient fondamental et ne se limite pas à la seule maîtrise des techniques et des outils de communication. 

Communiquer… D’un principe unificateur à une confrontation des rapports au monde   Issu du latin communicare, exprimant l’idée de partage, de rendre commun, le terme « communication » est apparu au XIVe siècle dans la langue française. Il s’en est suivi une évolution sémantique puisque cette idée de partage s’est peu à peu effacée au profit de celle de la transmission de messages par le biais de moyens (geste, oral, image, écriture) et de supports (livre, téléphone, réseaux sociaux) de communication.   Dans les sociétés  prémodernes, chez les Grecs, comme le souligne Geoffroy Lavau(2), communiquer se conçoit comme un processus social de partage de ce qui est commun au sens d’une vérité qui nous détermine, nous réunit parce qu’elle vient d’une transcendance, et non une vérité qui nous appartient au sens où nous aurions à la construire.  Paradoxalement, cette volonté de construire un sens commun peut s’accommoder avec la possibilité de mentir pour le bien du peuple. Il s’agit du rôle des fables ou de la théorie du « noble mensonge », dont Platon dit qu’il est « un remède utile » pour « persuader les ...

Identifiez-vous ou créez un compte si vous ne l'avez pas encore fait. Cela vous permet de :

  • Lire la suite des articles gratuits (marqués d'une puce verte).
  • Lire la suite des articles payants (marqués d'une puce rouge).

Pour les abonnés, pensez à bien renseigner dans votre profil votre numéro d'abonné pour activer la lecture des articles payants.