Numéro 512 - janvier 2012dossier

Organisation

Apports et limites du benchmarking

Si la pratique de la coopération entre établissements de santé en vue d’assurer des fonctions techniques et logistiques n’est pas nouvelle dans le paysage sanitaire, elle s’est néanmoins considérablement développée (souvent à marche forcée) ces dernières années. La création d’outils juridiques ad hoc, tel le groupement de coopération sanitaire (GCS), a favorisé ce mouvement. Toutefois la question de la mesure de leurs réels effets économiques se pose régulièrement.

L'objectif de toute démarche de coopération tel que le rappelle le code de la santé publique est « de faciliter, de développer ou d’améliorer l’activité » des partenaires. Si la réalisation de cet objectif s’apprécie au regard d’une amélioration qualitative des prestations, elle s’évalue également à l’aune des économies d’échelle attendues. Cette dernière observation explique le souci, pour l’administrateur d’un GCS par exemple, de mesurer le gain d’efficience généré le cas échéant par sa structure, afin de répondre à la fois aux demandes de ses membres et à celles des autorités de tutelle. L’étude de benchmarking présentée ici, dont l’objectif est de comparer le coût des prestations d’un GCS de moyens, en valeur absolue et en structure, avec celui des établissements assurant en interne la même fonction, a été réalisée dans le contexte suivant. Le GCS en question a pour objet la stérilisation du matériel médical des établissements (au nombre de sept dont un de statut privé) d’un même territoire de santé. Cette structure de coopération refacture ses charges aux partenaires proportionnellement aux volumes ...

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