Numéro 569 - octobre 2017actualité

Panorama ONVS 2017

Violences en santé

L’Observatoire des violences en milieu de santé (ONVS), créé en 2005 par le ministère des Solidarités et de la Santé, dresse chaque année le panorama chiffré des signalements des violences et des incivilités déclarés dans les structures hospitalières et médico-sociales.

Quelques chiffres (données 2015-2016) : 360 établissements ont déclaré 17 596 signalements ; 78 % concernent des atteintes aux personnes (14 508) et 22 % des atteintes aux biens (4 197). Les hôpitaux publics ont effectué 16 536 signalements sur ces 17 596. Les atteintes aux personnes représentent près des trois quarts des signalements : les victimes sont à 84 % des personnels de l’hôpital et 8 % des patients. Les services psychiatriques représentent 20 % des signalements, les urgences 13 % et les unités de soins longue durée/Ehpad 11 %.

Les professionnels de santé ne connaissent pas encore assez le travail entrepris par l’Observatoire, tout comme la protection pénale dont ils peuvent bénéficier. À ce titre, l’un des objectifs de l’ONVS est d’aboutir à une plus grande exhaustivité des signalements, la déclaration n’étant pas obligatoire pour les établissements. En effet, signaler un événement permet à l’Observatoire d’acquérir une connaissance plus fine des divers types de violences et d’incivilités dans tous les secteurs et, en conséquence, de proposer des politiques nationales de prévention, axe fort de la stratégie de la qualité de vie au travail des personnels. Pour autant, l’augmentation des signalements ne traduit pas nécessairement une hausse des violences mais, plus souvent, leur meilleure prise en compte par les établissements et les personnels.

Depuis 2010, la convention « santé-sécurité-justice » assure une démarche commune et formalisée pour tous les acteurs concernés : établissements de santé, établissements sociaux et médico-sociaux, agences régionales de santé, ordres professionnels, préfectures, police, gendarmerie, parquets, collectivités territoriales, adaptée aux spécificités et aux priorités locales. Au-delà de la signature d’un document formel, le facteur humain est privilégié pour générer des contacts réguliers, des relations étroites et la connaissance mutuelle des différents acteurs pour trouver localement les réponses les mieux adaptées aux violences et aux incivilités.

Source solidarites-sante.gouv.fr